De nos jours, de nombreux problèmes peuvent remettre en cause votre vie personnelle et professionnelle. Il en est un particulièrement handicapant : la phobie sociale.

En plus de provoquer un malaise et une angoisse de plus en plus intense lorsque vous vous trouvez dans différentes situations sociales, ce trouble isole peu à peu la personne, qui ne parvient plus à avoir une vie normale. Heureusement des solutions existent, notamment l’hypnose.

Qu’est-ce que la phobie sociale ?

La phobie sociale appartient à la catégorie des troubles anxieux. Elle s’apparente à une peur intense que ressent l’individu lorsqu’il est confronté à des situations impliquant d’autres personnes, comme le regard des autres, et leurs potentiels jugements négatifs.

Rapidement la peur se transforme en une angoisse importante, et la personne atteinte se retrouve totalement paralysée. Outre le regard des autres, le phobique a peur d’être humilié à la suite de ce qu’il va dire ou faire.

Malheureusement, la phobie sociale est à l’heure actuelle peu prise en charge par les professionnels de santé, d’autant que la plupart des patients tardent à consulter par honte et peur d’être jugé.

Origine de la peur

Plusieurs facteurs semblent entrer en jeu dans le développement de la phobie sociale.

Les facteurs de risque

Il semble y avoir notamment une prédisposition familiale. Cette étude indique que cette phobie a une part de génétique, si l’un des membres de la famille est atteint par ce trouble, alors un autre membre est susceptible de l’hérédité.

Les perturbations hormonales paraissent jouer un rôle important. En effet, les personnes qui souffrent de phobie sociale présentent un déséquilibre du taux hormonal de cortisol, considérée comme l’hormone du stress.

Les phobiques sociaux paraissent également avoir une perturbation des neuromédiateurs; un déséquilibre au cœur du système cérébral qui est à l’origine des états dépressifs.

Enfin, un des facteurs les plus importants semble être l’éducation et l’environnement dans lequel évolue la personne. Depuis leur enfance, certains phoniques sociaux n’ont pas ou peu d’interactions avec l’extérieur. Ainsi, connaissant très peu la relation avec autrui, ils ont maintenant peur d’aller au contact des autres individus.

Des expériences traumatisantes, liées au jugement des autres, à des moqueries voire du harcèlement scolaire durant l’enfance et l’adolescence… peuvent aussi être à l’origine de ce trouble. Très souvent, les hauts potentiels appelé aussi les surdoués endurent ce problème car ils sont sujet à une hypersensibilité et une incompréhension d’autrui.

Les troubles associés

La phobie sociale peut être à l’origine d’autres problèmes invalidants : impossibilité de travailler, peur de sortir, isolement, agoraphobie (peur des lieux d’où il serait difficile ou gênant de s’échapper ou d’être secouru).

Parfois la personne sombre dans la dépression, mais aussi dans la dépendance à l’alcool ou d’autres drogues. En effet, ces substances agissent alors avec un effet désinhibant, participent à réduire l’angoisse et favorisent la relation avec autrui.

Le domaine médical

Cette pathologie est peu reconnue par les professionnels de santé, d’autant plus que, comme nous l’avons dit précédemment, les personnes tardent pour consulter, car elles ont peur d’être jugées.

Les déclencheurs

La phobie sociale peut se déclencher de différentes manières :

  • Prendre la parole en public
  • Dans des situations de performances (concours, examens…)
  • Téléphoner à des inconnus, voie même à des proches
  • Regarder quelqu’un dans les yeux
  • Rechercher un emploi
  • Marcher dans la rue
  • Manger en public

Ces différentes situations donnent lieu à une manifestation de plusieurs symptômes, notamment physiques : crise de panique, tremblements, rougissements,mains moites, sensation d’étouffement, voix tremblantes, nausées…

Ces manifestations sont non seulement difficiles à vivre, mais elles peuvent également majorer l’angoisse de la personne qui a honte d’apparaître ainsi en public.

La phobie sociale est parfois liée à d’autres syndromes, comme l’autisme, le syndrome asperger, la dépression ou encore la bipolarité et les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Alors que certaines d’entre elles sont considérées comme une complication du trouble, d’autres peuvent en être l’origine.

Néanmoins, il existe ce test qui permet de différencier la phobie sociale d’une grande timidité.

Des solutions

Quelles que soient les pathologies, les traitements médicamenteux constituent une option de premier choix pour le corps médical. On trouvera notamment des médicaments pour lutter contre l’anxiété et les émotions négatives, à savoir des anxiolytiques et des antidépresseurs.

Avant de passer au médicaments il existe des solutions alternatives pour se sentir moins seul face à cette phobie. Il est possible de trouver des forums d’entraide, des groupes de soutien, des témoignages sur des blogs, et des livres….

En parler avec d’autres personnes, sans forcément avoir de contact physique, peut déjà être un bon début pour exposer son problème et envisager des solutions.

Traiter avec l’hypnose

L’hypnose est un outil pour vous aider à surmonter la phobie sociale et la timidité.

En effet, lors d’une séance d’hypnose ericksonienne, l’hypnothérapeute vous accompagnera à votre rythme et vous aidera à affronter votre peur, en vous guidant pour vous permettre de vous détendre et de vous sentir plus à l’aise avec vous-même et avec les autres.

L’état hypnotique rencontré en séance permettra de mieux comprendre et de travailler sur vos émotions, pour pouvoir cibler les déclencheurs de cette phobie.

Être guidé pour vous détendre et vous visualiser à l’aise dans des situations sociales modifiera vos schémas de pensée. Vous développerez de nouveaux comportements, que vous utiliserez ensuite dans différentes situations sociales.

Ainsi vous serez amené à pouvoir mieux gérer la phobie sociale par vous-même lorsqu’elle survient, puisque vous aurez le pouvoir de l’atténuer.

Bien que handicapante, la phobie sociale n’est pas une fatalité. Différents traitements peuvent être proposés et les personnes atteintes de ce trouble ne devraient pas hésiter à en parler à leur médecin traitant ou à envisager des thérapies alternatives.

L’hypnose existe pour vous accompagner à développer un mieux-être et une vie meilleure.

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