Nous devrons faire face à la mort un jour ou l’autre, c’est une certitude. La peur de la mort est donc tout à fait naturelle, on éprouve de l’anxiété ou un certain inconfort. Cependant, la thanatophobie est plus extrême, car elle paralyse la personne qui en est atteinte. Et contrairement à de nombreuses phobies survenant avec des déclencheurs particuliers, la thanatophobie peut être constamment en arrière-pensée.

Qu’est-ce que cette phobie de la mort?

Avoir peur de la mort est normale et, dans une certaine mesure, plutôt saine. Elle est souvent inconsciente et incite à se préoccuper de sa santé, à mesurer les risques avant de prendre une décision mais aussi à donner un sens à sa vie. Elle peut également ressurgir lorsque la personne est confrontée à la mort : service funéraire, décès d’un proche, hôpital, etc.

Du grec thanatos « mort », et phobos « phobie », la thanatophobie, elle, est plus inhabituelle et atteint un niveau bien plus important. Elle concerne sa propre mort et non ses proches : il s’agit d’une peur de mourir ou d’être mort. Elle affecte l’existence et empêche de vivre.

Par exemple, certaines personnes vont refuser de sortir de chez elles de peur qu’un accident leur arrive ou bien vont refuser du courrier par peur de recevoir un objet ou d’être contaminé par un virus mortel.

Les déclencheurs

Différents déclencheurs peuvent faire émerger la peur de mourir. Certains événements ont plus propices que d’autres : peur des maladies, accouchement, décès, deuil, etc.

La peur de la mort peut survenir à tout âge. Qu’il soit enfant, adolescent, parent ou plus âgé, n’importe qui peut être concerné.

Il peut être assez douloureux pour un parent de voir son enfant ressentir une peur immense de la mort, mais elle fait partie de son développement. Il n’a pas la compréhension ni les mécanismes suffisants pour faire face à cette peur. Elle devient une phobie si cette peur dure trop longtemps et lui devient paralysante dans la vie.

L’année 2020 est marquée par l’épidémie du Coronavirus. Du fait de l’évolution de la pandémie, des règles d’hygiène strictes ou encore du confinement imposé, il est très probable que beaucoup ait développé une peur de la mort.

En effet, la maladie est abordée quotidiennement dans les médias et très souvent dans nos différentes conversations. Ainsi, la mort se fait une place dans notre vie assez chahutée de tous les jours.

Origine de la peur

Mais quelles raisons peuvent amener à la phobie de la mort ?

Très souvent, les personnes développant cette peur sont déjà en proie à des angoisses, des troubles obsessionnels-compulsifs, des pensées délirantes, de la dépression, des attaques de panique ou encore de l’hypocondrie.

Certaines personnes ressentant cette angoisse n’ont pas vraiment peur de la mort en elle-même, mais des circonstances qui peuvent l’accompagner : peur de souffrir, d’être atteinte de maladie, de perdre leurs proches, etc.

D’autres encore ont peur de l’après, qui est inconnu pour la personne; ne pas savoir ce qui arrivera après la mort; ne pas savoir ce qui arrivera au corps; ne plus pouvoir prendre soin de leurs proches; causer du chagrin à leur famille et amis ou encore l’arrêt de leurs plans et projets de vie.

La peur de la mort en philosophie est un événement unique dans la vie d’un individu. On naît, donc on meurt, on meurt donc on naît. Ernest Becker, quant à lui, pensait que l’angoisse de la mort était naturelle du fait que l’idée même de la mort était révoltante.

De plus, la mort est moins présente dans nos vies. De moins en moins de rites autour de la mort ont lieu dans notre société, qui permettaient de l’appréhender, comme la veille des morts par exemple. Elle est cachée comme si elle n’existait pas et devient tabou. Étant moins familiers de ce processus naturel de la vie, la mort nous effraie beaucoup plus.

Les personnes touchées

La thanatophobie peut affecter tout type de personnes. Cependant, il est vrai que certaines personnes sont plus susceptibles d’en pâtir.

Les jeunes ou futurs parents peuvent avoir  la peur de la mort subite du nourrisson qui arrive à des bébés en très bonne santé. Cette mort est souvent inconnue ce qui augmente l’angoisse au sein du couple.

Les femmes, les jeunes filles, le niveau d’études et socioéconomique de l’individu peut influer sur le développement de cette peur, se ressentant généralement lors de la vingtaine et la cinquantaine.

Finalement, la thanatophobie est souvent une peur de vivre car il y manque du sens. Et parfois certaines personnes pensent qu’elles n’ont pas fait assez de choses dans leur vie. Donner du sens à sa vie, c’est affronter cette peur.

Des solutions naturelles

Il existe différents moyens pour surmonter la peur de la mort.

Bien sûr, des médicaments existent pour soulager les angoisses. Cependant, il est préférable de se tourner vers des solutions qui permettent d’aider à les surmonter plus naturellement et sur le long terme.

Tout d’abord, il est possible de discuter de sa phobie, que ce soit au sein d’un groupe de parole ou de forums. Parler de son anxiété et de ses expériences personnelles liées à cette peur permet de mieux l’appréhender. C’est aussi une manière de rompre l’isolement dans laquelle peuvent nous enfermer nos angoisses.

Par ailleurs, lire des livres sur la peur de la mort est une très bonne façon de mettre sa peur a distance. On y trouve de multiples ressources et conseils pour rationaliser sa peur.

L’homéopathie et les fleurs de Bach sont aussi des moyens très naturels pour soulager ses frayeurs. En effet, ces remèdes peuvent agir sur la relaxation. Il faut alors vérifier que les propriétés du remède soient conformes avec les troubles dont on souffre.

Enfin, il existe aussi les pierres comme la tourmaline, l’ambre, le saphir qui peuvent aider contre le stress, l’anxiété, les angoisses…

Vaincre avec l’hypnose

L’hypnose peut aider à surmonter la peur de la mort en reconditionnant le mental. Cette peur a été créée par l’esprit, elle peut donc être soulagée au niveau inconscient.

Les séances d’hypnose permettent d’aider à mieux agir face aux émotions lorsque la personne pense à la mort. Avec le temps, elle est plus calme et sereine face à ses pensées, pouvant sortir de ces schémas de pensées négatives, inquiétantes et obsessionnelles.

L’apprentissage d’exercice d’auto-hypnose permettra de vivre mieux l’instant présent, et ainsi de penser à la mort de manière beaucoup plus rationnelle.

La mort fait partie de la vie et la vie n’existerait pas sans elle. Pour autant la peur de la mort, lorsqu’elle est extrême, peut affecter la santé émotionnelle de la personne qui la ressent. L’hypnose est un très bon outil pour l’aider à accepter de manière sereine cette étape de la vie.

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